Quels sont les cinq principaux vices ?
Chaque religion a son propre ensemble de vices que ses fidèles sont enjoints à éviter. Dans le christianisme, il existe les sept péchés capitaux. Dans la Sikhi, est considéré comme péché tout acte de désobéissance volontaire à la loi de Dieu ou aux principes de la moralité naturelle. Le péché est une défiance envers la Loi Morale.
Pour éviter le vice, nous devons d’abord être capables de reconnaître le vice lui-même, puis développer la volonté de le surmonter. Dans la Sikhi, il y a cinq vices cardinaux : Kaam (luxure), Krodh (colère), Lobh (avidité), Moh (attachement mondain), Ahankaar (ego). Ce sont les grands ennemis de l’homme et ils causent beaucoup de souffrance. Tant qu’ils résident dans le corps humain, comment le Nom de Dieu pourrait-il y trouver une place ?
La luxure est pécheresse et ne produit que honte et misère. La Sikhi permet au chef de famille des relations sexuelles normales et conjugales, mais toute autre indulgence est interdite. La promiscuité et la perversion sexuelle sont absolument interdites.
La colère est une excitation de l’esprit qui conduit aux querelles et à la violence. La colère est vaincue par la patience et le pardon. Dieu habite dans le cœur de chaque être humain, donc on ne doit pas blesser Dieu en un autre homme.
L’avidité est le désir de richesse ou l’amour du gain. L’argent bien utilisé et gagné par un travail honnête est permis. Ce qui est condamné, c’est un amour excessif de l’argent – surtout l’argent obtenu par fraude ou par d’autres moyens malhonnêtes. L’avarice peut être vaincue par le contentement. Trop souvent, une richesse excessive engendre un désir constant de luxe et ouvre la porte au vice.
L’attachement est l’amour excessif pour une épouse, des enfants ou des biens matériels. Considérez vos proches et vos biens chers comme des objets de confiance et de service. Ils ne peuvent pas rester les vôtres pour longtemps. Tout amour terrestre ne peut être que transitoire.
L’ego est le pire des cinq vices. Il implique orgueil, vanité, jalousie ou arrogance. C’est l’ego, pensant à voix haute. Le remède à l’orgueil est l’humilité. L’humilité, le pardon et la compassion vont de pair. Le vrai Sikh se considère comme la poussière des pieds des autres.
Avec la grâce du Gourou, ces cinq vices peuvent être transformés en humbles serviteurs d’un dévot. Au lieu de contrôler l’individu, ils peuvent le servir à sa demande.