Gourou Nanak Sahib Ji était-il musulman ?
Gourou Nanak n’était pas musulman, même si de nombreux musulmans de son époque — et encore aujourd’hui — le vénèrent comme un grand Baba ou Pir.
Il est venu comme Gourou parfait et universel, porteur de lumière spirituelle dans un monde plongé dans l’ignorance. Les hindous le reconnaissaient comme Gourou, les musulmans comme Pir ou Baba, et même certains bouddhistes comme la huitième incarnation du Bouddha. Ce fait unique montre que son message transcendait les frontières religieuses et culturelles — aucun autre fondateur de religion n’a été revendiqué à la fois par plusieurs communautés différentes.
Gourou Nanak Ji disait :
ਤੂੰ ਸਾਝਾ ਸਾਹਿਬੁ ਬਾਪੁ ਹਮਾਰਾ ॥
« Tu es le Maître et Père universel de tous. » (Ang 97)
Il acceptait le respect que lui témoignaient toutes les communautés, mais il n’a jamais revendiqué d’être musulman, ni d’être un disciple du Prophète Mohammed. Son enseignement fondait une voie nouvelle — le Sikhisme — centrée sur le Naam, l’égalité, et la réalisation directe de Dieu.
Le Shabad qu’il a prononcé à propos de ce qu’est un véritable musulman montre bien sa vision :
ਪੰਜਿ ਨਿਵਾਜਾ ਵਖਤ ਪੰਜਿ ਪੰਜਾ ਪੰਜੇ ਨਾਉ ॥ ਪਹਿਲਾ ਸਚੁ ਹਲਾਲ ਦੁਇ ਤੀਜਾ ਖੈਰ ਖੁਦਾਇ ॥ ਚਉਥੀ ਨੀਅਤਿ ਰਾਸਿ ਮਨੁ ਪੰਜਵੀ ਸਿਫਤਿ ਸਨਾਇ ॥ ਕਰਣੀ ਕਲਮਾ ਆਖਿ ਕੈ ਤਾ ਮੁਸਲਮਾਣੁ ਸਦਾਇ ॥ ਨਾਨਕ ਜੇਤੇ ਕੂੜਿਆਰ ਕੂੜੈ ਕੂੜੀ ਪਾਇ ॥੩॥
(Ang 141)
Traduction : « Il y a cinq prières et cinq moments pour les dire, mais les vraies prières sont : premièrement, dire la vérité ; deuxièmement, gagner sa vie honnêtement ; troisièmement, souhaiter le bien à tous au nom de Dieu ; quatrièmement, garder ses intentions pures ; cinquièmement, louer la grandeur du Seigneur. Récitez le Kalima de la haute moralité, et alors seulement on peut se dire véritable musulman. Ô Nanak, tous ceux qui s’éloignent de cela sont des marchands de mensonges, et l’honneur du mensonge n’est que mensonge. »
Ainsi, Gourou Nanak Ji ne rejetait pas les musulmans en tant que personnes il respectait leur foi mais il redéfinissait la vraie spiritualité au-delà des rites, en insistant sur la vérité, la moralité, et la pureté intérieure.
Comme dans le Sukhmani Sahib, Gourou Sahib a redéfini Baishno, Pandit, etc., et que la nouvelle définition, si quelqu’un la suit, fait de cette personne un Sikh, de la même manière, Gourou Nanak Dev Ji redéfinit ce qu’est un musulman et si quelqu’un suit cette nouvelle définition, il n’est plus un musulman de la foi de Mohammed mais un Sikh sur le chemin du Gourmat.
Si Gourou Nanak Dev Ji avait été un musulman, il aurait fait ce qui suit :
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Il aurait écrit le Kalima musulman complet ou au moins Bismillah ur Rehman ur Rahim en tête de chaque composition.
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Il n’aurait pas produit un autre ensemble d’hymnes alors que le Coran était déjà disponible.
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Il aurait lui-même initié Bhai Lehna Ji (le deuxième Gourou Sikh) à l’Islam et lui aurait ordonné de visiter La Mecque pour le Hajj (pèlerinage – un des cinq piliers de l’Islam) chaque année. Aucun Gourou ni leurs disciples n’a visité La Mecque après Gourou Nanak Dev Ji.
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Il aurait abondamment loué le Coran et mentionné le nom de Hazrat Mohammed avec respect. Il n’y a rien de tel dans le Sri Gourou Granth Sahib Ji.
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Il n’aurait pas critiqué les pratiques musulmanes.
(i) Le Coran n’a aucune signification pour un Sikh.
(ii) Le jeûne n’a aucune pertinence pour un Sikh.
(iii) La circoncision n’a aucune pertinence pour un Sikh.
(iv) Les Sikhs ne pratiquent pas l’abattage rituel d’animaux innocents.
(v) Les Sikhs ne se tournent dans aucune direction particulière, est ou ouest, pour prier.
(vi) Les Sikhs n’attachent aucune importance au rasage rituel de la tête ; en fait, l’enlèvement des cheveux est interdit dans le Sikhi.